
Ce livre de philosophie avec un vrai fonds social et politique fait partie d'une série baptisée "les carrefours du labyrinthe" qui s'est terminé quasiment à la mort du philosophe, qui s'est éteint en 1997.
Le livre comme les autres livre "de la série" constitue un recueil de textes postés dans des revues ou des conférences que l'auteur a traduit en français. Féru de philosophie antique, comme Couloubaritsis, l'auteur s'attache à l'idée de démocratie, le désistement du champ social par les philosophes, nouveaux conseillers des maîtres du pouvoir et la léthargie intellectuelle de cette fin de siècle, certains textes datent de 1989 pour donner une idée !
Ca se laisse lire, c'est très agréable, surtout pour ceux qui aiment se replongler dans la philosophie antique. Le livre est d'autant plus agréable que Castoriadis ne mâche pas ses mots et fustigent ceux qui, selon lui, ne font pas leur travail de réflexion. Je vous avoue que parfois, on rigole bien, ce qui est quand même assez rare quand on lit ce genre d'essai.
J'insiste, c'est très lisible, à part quelques allusions obscures à Kant, je pense avoir en gros tout compris !
Un lien vers un site où trois philosophes dont Cornelius discutent du Bouddhisme, de la médiation, etc.
Cote : 9/10